Commode baroque dorée sculptée — Italie/Espagne, milieu du XXe siècle. Ce meuble théâtral, orné de rocaille et de motifs floraux, évoque le luxe des cours européennes. Ses tiroirs orange vif contrastent avec l’or, offrant une pièce unique pour un intérieur audacieux. 380,00 €
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Commode Baroque dorée sculptée – Italie/Espagne, milieu du XXe siècle (3700)
Hauteur 68 cm Largeur 54 cm Couleur OrBrunOrange
Description
Commode Baroque Dorée avec Sculptures — Italie / Espagne, milieu du XXe siècle
Cette commode extravagamment théâtrale est une magnifique continuation de la tradition Baroque et Rococo — ce vocabulaire esthétique qui régnait dans les palais et les églises européens aux XVIIe et XVIIIe siècles et dont le langage du luxe ne mourut jamais vraiment. Au milieu du XXe siècle, des ateliers italiens et espagnols continuaient à produire des pièces dorées de ce type sur commande pour des stars de cinéma, des chanteurs d’opéra et quiconque avait besoin d’un fragment de Versailles dans sa chambre.
Toute la surface — des pieds à volutes jusqu’au bord profilé du dessus — est recouverte de feuilles d’or (foglia d’oro) ou d’un émail doré de haute qualité sur fond de gesso. Les deux tiroirs sont ornés de rocaille et d’arabesques florales densément sculptées — coquilles, tulipes, coquelicots et vagues d’acanthe tissés en un flux décoratif ininterrompu. Les pilastres d’angle portent des guirlandes florales verticales en plein relief. Les pieds sont massifs, galbés, de type cabriole, avec de grands enroulements en volute. L’intérieur des tiroirs est peint en orange vif — un contraste théâtral et résolument moderne avec l’or extérieur.
Un instant dans le temps. À Rome, en 1958, sur le plateau de Cinecittà, Federico Fellini s’arrêta devant la porte du magasin des accessoires. Il y avait là une commode dorée exactement comme celle-ci — venue d’une villa aristocratique du Trastevere. Fellini ordonna qu’on la place au bord du cadre. Sans explication. Le lendemain matin, le chef opérateur Gianni di Venanzo la trouva au centre du plan. Fellini haussa simplement les épaules. « L’oro racconta da solo » — l’or raconte tout seul.
L’état de la pièce est entièrement reflété dans les photographies.
