Miroir sculpté en bois de chevreuil avec initiales forgées, style Néo-Rococo et beau grand biseau, taille moyenne, lourd (5929)

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FRANÇAIS Hauteur — 108,5 cm Largeur — 74 cm Miroir en palissandre sculpté avec initiales — de style néo-rococo Un miroir raffiné en palissandre sculpté, exécuté dans le vocabulaire richement fluide du style néo-rococo (renaissance Louis XV). Le miroir de…

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Hauteur108.5 cm
Largeur74 cm

Description

FRANÇAIS

Dimensions :
Hauteur — 108,5 cm
Largeur — 74 cm

Miroir en palissandre sculpté avec initiales — de style néo-rococo

Un miroir raffiné en palissandre sculpté, exécuté dans le vocabulaire richement fluide du style néo-rococo (renaissance Louis XV). Le miroir de forme galbée, serti d’une glace biseautée, est encadré d’un cadre sculpté profondément et librement taillé : volutes rocaille asymétriques, feuilles d’acanthe et opulentes guirlandes de roses serpentant le long de tout le contour. Au sommet s’élève un fronton à cartouche orné d’une aile, centré par des initiales sculptées, savamment entrelacées (un monogramme de propriétaire).

C’est l’œuvre d’un sculpteur sur bois : chaque feuille et chaque tourbillon de volute est taillé d’une main assurée, donnant au cadre profondeur et mouvement. Le palissandre est chaud, brun rougeâtre, au veinage sombre expressif et au noble éclat. Le miroir repose sur des pieds galbés élancés qui le laissent se tenir librement.

Instantané de l’époque néo-rococo : Après le bal, une fois les invités dispersés, la jeune maîtresse de maison revint dans le salon silencieux, tenant encore son éventail. À la lueur des bougies, quelque chose de sombre et d’orné scintillait dans l’angle ; elle s’approcha et suivit du doigt les volutes sculptées vers le haut — jusqu’à l’endroit où ses propres initiales étaient gravées dans le bois, un présent de son mari le jour de leurs noces. Dans la profondeur de la glace se reflétait son visage, et derrière lui les bougies mourantes. La pièce sentait la cire et les fleurs fanées. Elle sourit, éteignit la dernière flamme et laissa le reflet à l’obscurité.

Le miroir date de la fin du XIXe siècle, l’apogée du style néo-rococo. Les initiales sculptées et entrelacées du fronton sont un monogramme de propriétaire, non une signature de maître — un détail traditionnel des pièces de commande, conférant au miroir une note historique personnelle, presque intime. L’atelier précis ou le propriétaire ne peut être identifié avec certitude à partir du seul monogramme ; la pièce est honnêtement proposée comme l’œuvre de qualité d’un sculpteur sur bois français non identifié. C’est un miroir imposant pour un salon, une chambre, une entrée ou un espace de toilette. Sa riche sculpture et sa glace biseautée en font l’accent central d’un intérieur — dans les espaces classiques comme éclectiques. État bon et conforme à l’âge ; la glace présente quelques légères traces du temps (piqûres), naturelles sur les miroirs vintage, et le bois une patine chaude. L’état est entièrement reflété sur les photographies.